Dernière vérification : 12 septembre 2026.
Le risque n’est pas seulement de mourir : c’est aussi de ne plus pouvoir travailler
L’AMF décrit l’assurance invalidité comme une protection pouvant compenser une perte de salaire lorsqu’une maladie ou une blessure empêche de travailler. Pour un travailleur autonome, ce risque est particulièrement important parce que le revenu dépend souvent directement de sa capacité personnelle à produire, vendre ou servir ses clients.
La définition d’« invalidité » est au cœur du contrat
Deux polices affichant la même prestation mensuelle peuvent offrir des protections très différentes. L’AMF rappelle que la définition d’invalidité varie selon le contrat. Vérifiez notamment si la protection porte sur votre profession habituelle, sur toute profession raisonnable, et si la définition change après une certaine durée de prestations.
Le délai de carence détermine la taille du fonds d’urgence nécessaire
Un délai de carence de 30, 60, 90 ou 120 jours signifie que vous devez financer vous-même cette période avant le début des prestations admissibles. Un travailleur autonome avec six mois de liquidités peut accepter un délai plus long qu’une personne avec très peu de réserve, mais il faut comparer l’économie de prime au risque de trésorerie.
Courte durée et longue durée ne répondent pas au même problème
Une invalidité de quelques semaines peut souvent être absorbée par un fonds d’urgence. Le risque financier le plus grave est généralement l’incapacité qui dure plusieurs années. Comparez donc la période maximale de prestations, l’âge auquel elles cessent et les règles de retour au travail plutôt que de regarder uniquement la prestation du premier mois.
La CNESST n’est pas automatiquement une assurance salaire générale
La CNESST précise qu’une personne véritablement travailleuse autonome n’est pas automatiquement protégée comme un salarié pour un accident du travail ou une maladie professionnelle. Une protection personnelle facultative peut être demandée. Cette protection concerne le régime de santé et sécurité du travail : elle ne remplace pas automatiquement une police individuelle couvrant les causes d’invalidité prévues à votre contrat.
Le RRQ peut aussi intervenir dans une invalidité grave et permanente
Une assurance privée et la rente d’invalidité du Régime de rentes du Québec n’utilisent pas nécessairement la même définition d’invalidité. Retraite Québec applique ses propres critères médicaux et de cotisation. Une rente publique peut aussi être coordonnée avec une assurance privée : selon le contrat, l’assureur peut réduire ses prestations lorsque le RRQ commence à verser une rente.
Rente d’invalidité du RRQ : admissibilité, montant et travail →
Montant assuré : partez des dépenses que le ménage doit continuer de payer
Établissez les dépenses mensuelles essentielles, les paiements de dettes, les cotisations d’assurance et les frais d’entreprise qui ne disparaîtraient pas immédiatement. Soustrayez les revenus qui continueraient réellement pendant l’invalidité. Le résultat donne un déficit de trésorerie à comparer aux prestations offertes.
Questions à vérifier avant de signer
- Quelle est la définition exacte de l’invalidité?
- Quel est le délai de carence?
- Combien de temps les prestations peuvent-elles être versées?
- La prestation est-elle indexée?
- Comment le revenu autonome est-il prouvé?
- Quels revenus ou prestations réduisent le montant payable?
- Qui paie la prime et quel est le traitement fiscal applicable?
Voir le hub travailleur autonome →
Dimensionner le fonds d’urgence →