Dernière vérification : 11 septembre 2026.
Il n’existe pas un ordre universel
« Non enregistré, puis REER, puis CELI » est une règle trop simple. Le meilleur ordre dépend de votre revenu imposable, de vos prestations, de votre âge, de la taille du REER, des gains latents du compte non enregistré, de vos objectifs successoraux et du moment où vous commencez le RRQ et la SV.
Pourquoi retirer du REER plus tôt peut parfois être logique
Un retrait de REER est généralement inclus dans votre revenu de l’année. Cela crée de l’impôt aujourd’hui, mais un retrait volontaire pendant une période où votre revenu est faible peut aussi réduire la taille du REER qui devra éventuellement être converti ou liquidé. Le REER doit arriver à échéance au plus tard à la fin de l’année où son rentier atteint 71 ans; parmi les options figurent notamment le transfert vers un FERR, l’achat d’une rente ou le retrait.
Cette logique est particulièrement pertinente pour une personne qui cesse de travailler tôt et dispose de plusieurs années de faible revenu avant le RRQ, la SV et les retraits minimums d’un FERR. Il faut toutefois calculer l’impôt, pas simplement vider le REER.
Pourquoi garder du CELI peut être puissant
Les retraits de CELI ne sont généralement pas inclus dans le revenu imposable fédéral et n’affectent pas les prestations et crédits fédéraux fondés sur le revenu, y compris la SV et le SRG. Le CELI peut donc servir de réservoir flexible pour financer une grosse dépense sans faire bondir le revenu imposable d’une année.
Le compte non enregistré ajoute une autre variable
Dans un compte non enregistré, l’impôt dépend de ce que vous vendez et de la nature du revenu. L’intérêt, les dividendes et les gains en capital n’ont pas le même traitement. Un portefeuille avec un important gain latent peut donc être décaisser différemment d’un portefeuille dont le prix de base est proche de la valeur marchande.
Un cadre pratique en quatre étapes
- Fixez un revenu imposable cible pour l’année plutôt qu’un ordre rigide de comptes.
- Utilisez les retraits imposables jusqu’au niveau qui reste cohérent avec votre tranche et vos prestations.
- Complétez avec le CELI ou le non enregistré lorsque vous voulez limiter le revenu déclaré ou gérer les gains.
- Recalculez chaque année lorsque commencent RRQ, SV, pensions d’employeur et retraits FERR.
Exemple simplifié
Une personne de 58 ans sans salaire qui a un gros REER et un CELI important pourrait choisir de retirer une partie du REER avant 65 ans, puis utiliser le CELI pour compléter le budget. Une autre personne avec une pension élevée dès 60 ans et un petit REER pourrait préférer conserver davantage le REER. Le même ordre ne convient pas aux deux.
Attention à la retenue à la source
Pour un retrait forfaitaire de REER, l’institution retient de l’impôt à la source. Au Québec, le taux fédéral de retenue est de 5 %, 10 % ou 15 % selon le montant, auquel s’ajoute la retenue provinciale. Cette retenue n’est pas nécessairement votre impôt final : le retrait doit généralement être déclaré comme revenu.
Reliez l’ordre de décaissement à votre calendrier de retraite
Le meilleur plan doit regarder simultanément les dépenses à financer, la date de début du RRQ et de la SV, les retraits imposables et les comptes libres d’impôt. Commencez par mesurer le déficit annuel du portefeuille, puis choisissez quels comptes le financeront.
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Comprendre la récupération de la SV →