Dernière vérification : 11 septembre 2026.
Démissionner n’exclut pas toujours l’assurance-emploi, mais la barre est élevée. Pour recevoir des prestations régulières après un départ volontaire, Service Canada exige généralement de démontrer que quitter était la seule solution raisonnable compte tenu de toutes les circonstances.
Une bonne raison n’est pas automatiquement un « motif valable »
Il faut distinguer une raison compréhensible de la notion utilisée par l’assurance-emploi. Un problème de transport, un horaire difficile, un conflit ou un problème de garde peut être sérieux, mais Service Canada examinera aussi les solutions raisonnables qui auraient pu être essayées avant de quitter.
La question centrale n’est donc pas seulement « pourquoi avez-vous quitté? », mais aussi « quelles solutions raisonnables étaient encore disponibles? ».
Quelles démarches peuvent compter?
Selon la situation, il peut être pertinent d’avoir tenté ou documenté des démarches comme :
- discuter avec l’employeur d’un changement d’horaire, de tâches ou de conditions;
- demander un congé temporaire lorsqu’il pourrait régler le problème;
- utiliser un mécanisme interne de plainte ou de résolution du conflit;
- chercher un autre emploi avant de quitter, lorsque c’est réaliste;
- chercher une solution raisonnable à un problème temporaire de transport ou de garde;
- documenter les faits lorsqu’un milieu de travail soulève un enjeu sérieux.
Ce ne sont pas des conditions universelles ni une liste à cocher. Service Canada évalue les faits propres au dossier.
Quels motifs peuvent être considérés?
La loi et la politique d’assurance-emploi reconnaissent plusieurs circonstances pouvant contribuer à justifier un départ volontaire, par exemple certaines situations de harcèlement, discrimination, conditions dangereuses, modification importante des conditions de travail ou obligation de suivre un conjoint. Mais même lorsqu’une circonstance reconnue existe, il faut généralement montrer que quitter était la seule solution raisonnable.
Service Canada peut contacter l’employeur
La décision ne repose pas uniquement sur votre version écrite dans la demande. Service Canada peut recueillir des renseignements auprès de vous et de l’employeur. Garder des courriels, lettres, notes de rencontres et preuves des démarches entreprises peut donc aider à expliquer précisément ce qui s’est passé.
Et si vous avez démissionné pour accepter un autre emploi?
Une transition vers un autre emploi peut être évaluée différemment d’un départ sans plan de remplacement, mais l’admissibilité dépend toujours des circonstances et de la façon dont la nouvelle perte d’emploi survient. Ne présumez pas qu’un nouvel emploi très court efface automatiquement la question du départ volontaire précédent.
Que faire avant de remettre votre démission?
- Vérifiez si le problème peut être réglé sans quitter.
- Documentez les faits et les solutions tentées.
- Évaluez votre réserve de trésorerie au cas où l’assurance-emploi serait refusée.
- Si possible, obtenez de l’information de Service Canada avant de prendre une décision irréversible.
Une décision d’assurance-emploi est individuelle. Un exemple trouvé en ligne ne garantit pas que les mêmes faits produiront la même décision dans votre dossier.
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